Votre conscience

Et vous votre conscience, elle vous dit quoi ?

Ce dernier week-end, Natura Mundi était présent au 3e congrès des médecines naturelles organisé sous l’égide de l’Institut de Protection de la Santé Naturelle, l’IPSN. Vous en avez certainement entendu parler, vous avez peut être regardé en streaming les vidéos des conférences, ou même, faisiez-vous partie des congressistes présents au parc Floral de Paris durant ces deux jours.

Pour moi et pour toute mon équipe, ce fut un grand moment. Avec le bar à tisanes dont nous avions la responsabilité cette année (chaque verre d’infusion vendu l’était au profit de l’IPSN), nous avons eu l’occasion de rencontrer un grand nombre d’entre vous, et d’échanger de façon très riche sur notre beau métier qu’est l’herboristerie.

Et bien entendu, nous avons pu détailler à plusieurs d’entre vous cette fameuse histoire à propos de l’ashwagandha, notre procès gagné (car Natura Mundi a été relaxée), et le second round qui arrive puisque nous sommes à nouveau assigné au tribunal administratif par l’Etat cette fois-ci à propos d’allégations que nous n’aurions pas le droit d’utiliser… Toute une histoire !

Mais si je vous parle de tout cela ici, c’est parce que je voudrais vous rapporter le contenu d’un échange que j’ai eu avec un couple qui s’est arrêté sur notre stand. En effet, ce monsieur est atteint d’un cancer de la prostate et me demandait des conseils. Au fil de la discussion, ce monsieur, indigné de voir que notre monde « marche sur la tête » pour reprendre son expression, me demandait, avec un air désespéré « mais qu’est-ce qu’on peut faire, mais qu’est-ce qu’on peut bien faire ??? »

Ma réponse les a surpris, sa femme et lui. En tout premier je lui ai rappelé que ce monde fou et déconnecté fonctionne grâce aux banques qui vivent des économies et des cotisations de tous. Et de lui dire, puisqu’il me disait qu’il était à la retraite, de vite déplacer ses économies en les mettant dans une banque alternative comme la Nef. Et que la première des priorités, c’était celle-là…

Ensuite, je lui ai expliqué qu’il fallait agir sur la reconversion de notre économie vers les énergies renouvelables. Et donc de lui demander de changer de fournisseur d’énergie au profit d’Enercoop. Et que dès que l’occasion serait possible, d’opter pour une voiture électrique. Mais l’un avant l’autre, et pas l’inverse, pour éviter d’avoir une voiture propulsée au nucléaire !

Me jurant alors qu’il allait faire ça, le tout accompagné d’un grand sourire radieux, il me demandait alors : « mais peut-on encore faire mieux ? Est-ce que à mon niveau je peux faire encore quelque chose de plus ? »

Là encore ma réponse l’a surpris et enthousiasmé : je lui ai dit que de s’occuper de lui pourrait profiter à la planète entière… Et de lui proposer de devenir végétarien. En lui expliquant que de renoncer à consommer de la viande serait un facteur intéressant pour sa maladie, et Ô combien ! Mais qu’en même temps, il agirait drastiquement pour la planète puisqu’on sait que les aliments les plus producteurs de carbone sont justement les produits issus de l’élevage : viande, lait, yaourts industriels, et tous ces desserts basés sur le lait dont les rayonnages dans les supermarchés sont, à qui est sensible, une véritable insulte à nos yeux et nos consciences…

Bien sûr, je ne suis pas un utopiste, et je sais bien qu’on ne devient pas végétarien d’un coup de baguette magique… que les habitudes sont difficiles à changer. Mais qu’en même temps, la situation est si grave qu’il faut se bouger. Que la planète est malade et que sa situation est comme celle de quelqu’un qui découvre qu’il faut qu’il change. Il faut que chacun d’entre nous, au plus tôt, travaille sa conscience : si demain, j’apprends que j’ai un cancer, qu’est-ce que je ferai ? Et de se dire que, en tant qu’individu, je suis comme une cellule d’un grand organisme qui s’appelle la Terre, et que justement elle a un cancer…

Et vous, votre conscience, elle vous dit quoi ?

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