Plantes-groupes-sanguins

Plantes et groupes sanguins : un lien indéniable !

Selon les découvertes récentes des paléontologues, il existe une étrange coïncidence entre la diversification des groupes sanguins de l’humanité et la modification des habitudes alimentaires de l’homme. Plusieurs scientifiques sont aujourd’hui convaincus que cette évolution parallèle explique pourquoi certains aliments ou certaines plantes provoquent chez les uns une forte réaction immunitaire alors qu’ils sont sans effet chez les autres. Leurs travaux ont beau être dénigrés par la communauté scientifique « orthodoxe », les indices qu’ils avancent n’en sont pas moins troublants et annoncent peut être une véritable révolution médicale.

En 1990, lorsque Livre « 4 groupes sanguins, 4 régimes ». a été publié aux Etats-Unis, peu de personnes pouvaient imaginer que quarante années de travail et de recherches avaient été nécessaires pour écrire ce livre et réunir toutes les informations nécessaires. Le Dr Peter d’Adamo, l’auteur de cet ouvrage, à la fin de ses études de médecine naturopathique a poursuivi l’œuvre de son père, James d’Adamo. Lui aussi naturopathe, il avait su, tout au long de sa carrière, utiliser son intuition de chercheur et de thérapeute pour lancer cette idée nouvelle qu’alimentation et santé riment avec groupes sanguins.

Ce qui différencie les groupes sanguins A, B, AB, O…

Chaque humain, à la surface de ses globules rouges, possède ce que les immunologistes ont appelé des antigènes. Ces derniers sont des molécules qui ont la particularité de s’agglutiner en présence de « corps étrangers », un peu comme les leucocytes (ou globules blancs) s’accrochent aux bactéries et autres microbes. Ce phénomène d’agglutination permet alors au système immunitaire de rassembler et mieux éliminer du corps les éléments indésirables.

Les quatre antigènes spécifiques définissant les groupes sanguins sont similaires à des antennes à la surface des globules rouges. Ils sont constitués d’un sucre, le fructose, sur lequel s’ajoute une sorte de rallonge.

Le groupe O possède ainsi du fucose. Les groupes A et B ont en plus du fructose du N-Acétylgalactosamine (pour le A) et du D-galactosamine (pour le B). Le groupe AB quant à lui voit son antenne complétée de deux rallonges, celle de A et celle de B. Notre système immunitaire considère les antigènes des autres groupes sanguins comme n’étant pas « siens ». Ce paramètre est si important que nous sommes génétiquement programmés pour produire un anticorps extrêmement puissant pour lutter contre les groupes sanguins non compatibles. C’est le mécanisme immunitaire le plus puissant du corps humain. Et pour cause, les deux « morceaux d’antennes » dont nous avons parlé plus haut sont des sucres assez simples que l’on retrouve en abondance dans la nature, notamment auprès de nombreux microbes et bactéries. Ainsi, et à l’inverse, si une bactérie possède en sa surface l’antigène imitant l’antigène A, elle sera reconnue chez une personne du groupe A comme un élément non étranger. Cette bactérie infectera donc plus facilement cette personne. D’Adamo a découvert de la même façon que nombre d’aliments suscitaient un processus d’agglutination similaire à celui qui se produit en présence d’un antigène étranger, mais rarement chez tous les groupes sanguins à la fois.

En d’autres termes, un aliment peut engendrer chez quelqu’un d’un certain groupe une réaction immunitaire, alors que cette réaction n’aura pas lieu chez une autre personne d’un groupe différent. Un aliment aux effets néfastes chez l’un pourra être bénéfique chez l’autre. Et D’Adamo précise : « Comme par un fait exprès, la plupart des antigènes desdits aliments ressemblent beaucoup aux antigènes A et B. Un lien tangible unit donc bien les groupes sanguins et l’alimentation ». Et Peter D’Adamo conclut à juste titre qu’il est surprenant qu’il ait fallu attendre plus d’un demi-siècle pour qu’une poignée de chercheurs, de médecins et de nutritionnistes se penchent enfin sur les conséquences thérapeutiques d’une telle découverte.

Les lectines, la clé entre immunité et alimentation

Une lectine est une substance (en général une protéine) susceptible d’interagir avec les antigènes de surface des cellules de l’organisme pour provoquer un processus d’agglutination. On trouve souvent des lectines dans les aliments, et beaucoup d’entre elles n’agressent que certains groupes sanguins.
Prenons l’exemple d’une personne du groupe B qui mange un plat à base de farine complète de sarrasin. Le sarrasin possède des lectines réactives vis-à-vis de l’antigène de groupe B. Pendant la phase digestive, les lectines du sarrasin résisteront au processus de dégradation moléculaire. Elles se retrouveront ensuite dans la lumière intestinale, en contact avec la muqueuse digestive et entraîneront une inflammation. Assimilées ensuite dans le sang, elles entraîneront une réaction similaire sur un organe précis et sensible dans le corps. C’est la porte ouverte à une maladie potentielle… D’Adamo a analysé la plupart des aliments habituels et a dressé des tableaux recoupant les groupes sanguins avec la sensibilité potentielle aux lectines spécifiques de chaque aliment. Ainsi (et à titre d’exemple, car nous ne pouvons pas résumer tant d’infos en quelques lignes…) :

Les personnes du groupe O devraient éviter les céréales, et notamment le blé, mais aussi l’anguille, le caviar, la noix, l’aubergine, la pomme de terre blanche, les germes de luzerne, et les mûres sauvages…

• Les personnes du groupe A devraient éviter la plupart des haricots, la plupart des céréales déjà cuisinées, la tomate, la cannelle, l’espadon, le cantaloup, la banane, la pomme, l’aubergine…herboristerie

• Les personnes du groupe B surveilleront avec profit le poulet, les arachides, le kaki, les graines de tournesol ou de sésame, la pomme, la truite, le maïs et le sarrasin…

Enfin, les personnes du groupe AB, du fait de leurs antigènes à la fois A et B devraient éviter les familles alimentaires décrites pour les groupes A et B.

Mais si ce génial chercheur a ainsi pu lister des mises en garde qui sont fonction du groupe sanguin de chacun, il a aussi découvert que des aliments peuvent être bénéfiques pour tel ou tel groupe. Mieux encore, il a élargi ses recherches aux compléments alimentaires, et d’une façon générale à tout ce qui transite par le tube digestif : ainsi, après les aliments de base, D’Adamo a établi des grilles pour les huiles végétales, les épices et les condiments, les édulcorants et les boissons. Il a ensuite aussi construit une base de données sur les suppléments nutritionnels et les plantes médicinales habituelles.

L’aunée et les probiotiques : que du bon !

probiotiqueLes naturopathes recommandent souvent de prendre des probiotiques, ces fameuses bactéries intestinales trop souvent mises à rude épreuve par de nombreux agresseurs, notamment les antibiotiques.

Cette pratique se voit confirmée par l’approche des groupes sanguins puisque les antigènes de chaque groupe auront pour effet de stimuler les souches bactériennes compatibles. Les bactéries intestinales deviennent sélectives et une fois certaine taille de population installée dans le côlon, elles métaboliseront les antigènes de ce groupe en acide gras à chaînes courtes, un processus des plus utiles pour la santé du côlon. Les bactéries font preuve d’une activité semblable à celles des lectines, ce qui les rend bénéfiques pour un groupe et néfaste pour un autre. Si un probiotique d’une marque ou d’un fabricant, à terme, ne semble pas convenir, il convient d’essayer d’autres souches de ferments.

La racine d’aunée présente un effet complémentaire aux ferments lactiques, indéniable de par sa richesse en inuline. Elle joue le rôle de prébiotique. Son indication est confirmée par les travaux de D’Adamo. Elle favorise chez les groupes A, B et AB la prolifération des bactéries intestinales bénéfiques, aide à leur fixation et favorise la résistance aux levures et aux champignons.

Quelques autres  plantes bénéfiques :
• Le thé vert, d’après les analyses de D’Adamo, est bénéfique pour les quatre groupes sanguins. Il contient un composé qui inhibe la synthèse des polyamines pour les groupes A, AB et O et qui influence positivement les prédispositions chez le groupe B.groupes sanguins

• L’astragale (en plus de ses propriétés thérapeutiques habituelles) sera un bon complément à la
chimiothérapie pour le groupe A, un préventif du cancer pour le groupe B, utile en convalescence après une chirurgie pour le groupe AB et un antibactérien et antiviral pour le groupe O.

• La coriandre optimisera le métabolisme féminin pour tous les groupes. Elle harmonise en effet l’appareil génital chez la femme.

• Le maïtaké, un champignon aux propriétés modulatrices immunitaires, aura un effet préventif du cancer pour les groupes A et O et est indiqué en complément d’une chimiothérapie pour le groupe B.
• Le pissenlit, bien connu pour son effet sur les reins et le foie, verra un effet détoxiquant marqué chez les gens du groupe A, un effet assainissant de l’intestin pour le groupe AB et une optimisation du métabolisme pour les gens O.

• La feuille d’olivier aidera au contrôle des allergies pour le groupe A, à la santé des sinus pour le groupe AB et au renforcement du sang pour le groupe O. De toute cette gamme de plantes bénéfiques, deux sont à retenir pour leurs propriétés particulières : le fucus et la baie de sureau.

Le cas du fucus… Cette algue de mer contient une forte proportion de polysaccharides, qui comprennent notamment des sucres de fucose. Or, on l’a vu plus haut, le groupe O est caractérisé par la présence d’un sucre terminal de fucose sur son antigène. Le fucus peut ainsi agir en tant qu’élément bloquant en liant les particules indésirables pour le type sanguin O et en les éloignant avant qu’elles ne se lient aux tissus et ne les irritent. Puisque les types A, B et AB possèdent aussi quelques sites ancrant (mais proportionnellement moins qu’un type O) pour les lectines et les micro-organismes spécifiques, le fucus peut aussi avoir un effet anti-adhérence pour ces trois types sanguins. D’Adamo a avancé que cette algue pourrait posséder de la même façon, surtout chez le groupe O, une activité anti-cancer en inhibant l’invasion des cellules tumorales. Le fucus possédant un fort taux d’iode ainsi qu’une forte proportion en minéraux, son usage, s’il est à recommander, devra s’alterner avec des périodes de pause, même pour des personnes du groupe O.

…et de la baie de sureau

La baie de sureau, quant à elle, contient des anthocyanosides, ces fameuses molécules qui donnent cette couleur bleutée aux fruits. Cette baie aide le système immunitaire à se défendre contre les infections virales, notamment contre le virus de la grippe. Cette propriété originale du sureau a été découverte dans le cadre de l’étude de l’influence des baies de sureau sur les lectines et entraîne un effet positif optimal chez tous les groupes. Le sureau est un arbre tellement facile à faire pousser près de chez soi, ses fruits si abondants et aisés à récolter, qu’il est urgent d’apprendre à en faire un jus soi-même, tel que détaillé dans les livres de Bernard Bertrand « Sous la protection du sureau » et « Saveurs de sureau ». Ed de terran. Les travaux de Peter D’Adamo font appel à d’importantes connaissances scientifiques, il ne faut donc pas les réduire à un nouveau « régime » à la mode. D’Adamo nous propose d’adapter, en fonction de notre terrain physiologique, une alimentation qui nous évitera de déclencher ou d’influencer l’apparition de pathologies.

Ses conseils sont clairs : changez vos habitudes alimentaires progressivement, étape par étape, et constatez sur vous-même les effets bénéfiques que vous en tirerez. N’est-ce pas là une voie de naturopathie magnifique qui appelle à la responsabilisation de chacun ?

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