Diabète

Diabète : des plantes pour dominer les effets du sucre

La modification de nos habitudes alimentaires, en quelques décennies seulement, est à l’origine de la progression fulgurante du diabète dans les pays développés. Nous mangeons trop de sucres rapides et notre organisme ne sait pas les gérer. Certaines plantes peuvent le faire pour lui.

Le diabète est une maladie qui a été décelée par les thérapeutes très tôt dans l’histoire de l’humanité : le texte le plus ancien qui y fait mention est le papyrus d’Eber, écrit en 1500 ans avant J-C. Facile à observer chez les malades à cause de ses symptômes typiques (urine abondante et sucrée, soif et faim excessives), il a été décrit par les plus grands médecins de l’histoire dont Aristote, Galien, Avicenne et Paracelse… Bien que courante, cette maladie a connu ces dernières années une augmentation phénoménale et sera sans doute « La » maladie la plus répandue du début du XXIème siècle.

La « mal-bouffe » principale responsable

La hausse marquée des cas de diabète n’a pas de frontières et affecte toutes les populations (lire ci-contre). Les causes principales de cette flambée sont principalement une mauvaise alimentation trop riche en sucre et ingérée n’importe quand. Ce qui vient bouleverser le rythme chrono-biologique naturel. Le vieillissement de la population et l’inactivité physique sont les autres causes majeures du diabète. Banalisé, le diabète n’en reste pas moins une maladie redoutable car les complications du diabète peuvent être graves (maladies cardio-vasculaires, cécité) si les soins ne sont pas prodigués avec attention. Heureusement, la médecine actuelle, grâce aux découvertes, en 1921, de deux chercheurs canadiens, Banting et Best, qui sont parvenus à purifier l’insuline à partir d’extraits de pancréas ont permis d’éviter que les malades atteints de certains types de diabète ne décèdent de cette maladie.

Au sens médical, le mot « diabète » désigne une grande famille de maladies différentes : on distingue ainsi le diabète sucré (le plus courant) dans lequel la glycémie n’est plus régulée, le diabète insipide qui se traduit par une émission d’urine très importante, le diabète rénal qui se traduit par une élimination de glucose dans les urines alors que la glycémie est correctement régulée, le diabète gestationnel qui atteint les femmes enceintes… Nous nous limiterons ici à ce que l’on appelle vulgairement le diabète sucré qui touche la plupart des gens qui avancent en âge (il s’agit d’un état pré-diabétique qui peut évoluer vers un diabète non insulinodépendant, qui peut lui-même évoluer en diabète insulinodépendant).

150 millions de diabétiques dans moins de 10 ans

Selon les experts, il y aura une augmentation spectaculaire (en particulier du diabète de type II, ou diabète sucré) partout dans le monde d’ici 2025 : une augmentation de 64% en Amérique du Nord, de 120% en Amérique latine, 23% en Europe, 110% en Afrique, 69% en Australie/Pacifique Sud et 85% en Asie. Et cela pour un total de 150 millions de personnes atteintes du diabète, dont 38.5 millions pour la seule Amérique du Nord. Cette hausse pourrait avoir des répercussions très alarmantes puisque le diabète accroît le risque de maladies cardio-vasculaires et que 80% des décès chez les diabétiques sont causés par des problèmes cardiovasculaires.

Le pancréas, un organe du système nerveux ?

Le diabète est provoqué par une insuffisance de sécrétion d’insuline par le pancréas et donc par une mauvaise régulation du sucre dans le corps. Or le glucose doit impérativement être régulé et contrôlé car il est l’élément nutritionnel indispensable au fonctionnement du système nerveux, l’organe noble et premier du corps. A ce titre, on pourrait dire que le pancréas, en tant qu’instrument essentiel de la gestion des sucres par l’organisme est un organe du système nerveux puisqu’il joue un rôle complémentaire essentiel à son activité. Et par extension encore, on pourrait dire que le diabète et, plus généralement, les troubles de la glycémie sont des maladies du système nerveux. Les sucres, ou hydrates de carbone, sont d’origine alimentaire. On en distingue deux sortes : les sucres rapides et les sucres lents. Ces derniers sont des chaînes carbonées longues qui demandent un travail d’assimilation important de la part du système digestif. La digestion se traduit par une activité enzymatique qui consiste à casser ces chaînes longues pour obtenir des molécules de très petite taille, qu’on appelle sucres rapides, car rapidement assimilés. Le mécanisme d’assimilation suit le travail digestif. Ce dernier demande du temps devant des sucres lents comme l’amidon, un temps très court face aux sucres dits « rapides ».

stress-diabeteStress et diabète : un lien certain

Les états de stress favorisent le déclenchement du diabète. Sur le plan psychologique, le pancréas est le siège de l’agressivité. Si elle est trop régulièrement sollicitée ou s’il n’y en a pas assez (laxisme), c’est le fonctionnement du pancréas qui peut être altéré. Une ambiance épouvantable au travail peut ainsi par exemple être la cause du déclenchement du diabète. Les spécialistes du décodage biologique voient l’origine de certains diabètes dans un conflit de résistance ou de répugnance. Le sucre apporte la douceur, synonyme d’affection, pour faire face à l’autorité, à une situation à laquelle on voudrait résister. Et puisque l’on souhaite résister, il faut alors se préparer à agir et donc, stocker du sucre dans le sang afin de le rendre disponible pour les muscles lorsqu’il sera temps de passer à l’acte : c’est l’hyperglycémie.

Notre mémoire alimentaire s’est construite à la Préhistoire

Lors d’une prise alimentaire sucrée, notre organisme se retrouve donc d’abord en présence de sucres rapides. La quantité détectée au début d’une prise alimentaire lui permet d’anticiper la quantité globale de sucres absorbés. Mais comment notre organisme peut-il savoir que nos aliments sont riches en sucres lents ou en sucres rapides ? Comment peut-il deviner de cette façon s’il a affaire à une pâtisserie 100% sucre raffiné ou au contraire à un pain d’épeautre fait sur farine complète ? Simplement parce que l’alimentation de nos aïeux, répétée de génération en génération a laissé des mémoires dans notre corps. Et ces mémoires, ce sont celles de racines et de fruits, de tubercules et de graines dont se sont nourries des générations d’hommes et de femmes pendant toute cette période qu’on appelle le Préhistorique. Et c’est une période qui a duré des centaines de milliers d’années. C’est dire si nos mémoires sont bien réelles ! Or ces aliments « préhistoriques » contenaient tout sauf des sucres rapides raffinés qui sont aujourd’hui présents partout dans notre alimentation. Un verre de soda, un café sucré, une pâtisserie, et hop ! Le message est lancé au pancréas, disant en quelque sorte qu’une grosse quantité de sucres lents ne va pas tarder à être convertie en sucres rapides et qu’il faut donc réagir en produisant une bonne dose d’insuline… L’insuline ainsi produite en quantité trop importante entraîne alors une baisse incontrôlable de la glycémie : et c’est alors que survient l’hypoglycémie.

La spirale infernale qui épuise le pancréas

Glycemie-et-diabètePour l’individu qui en souffre, cela se traduit d’abord par une fringale violente. On pourrait manger n’importe quoi, et surtout du sucre et si l’on cède à la tentation, le cycle se déclenche à nouveau : trop d’insuline, hypoglycémie, prise de sucre… Si rien n’est fait pour régler le problème, le phénomène va en s’aggravant avec le temps, les crises d’hypoglycémie s’accompagnent peu à peu de somnolence, puis de vertiges, de syncopes, d’angoisses, de sueurs… Le pancréas s’emballe, et finalement ne parvient plus à produire la quantité d’insuline juste nécessaire. La consommation moderne, riche en sucre, mène inéluctablement à l’épuisement du pancréas qui s’obstine à lutter contre le trop plein de glucose qu’il détecte en permanence dans le sang. Le diabète non insulinodépendant est déjà là, le diabète insulinodépendant n’est pas loin. Cette explication, un peu réductionniste, n’en est pourtant pas moins vraie et devant une situation de pré-diabète ou de diabète non-insulinodépendant, le premier réflexe doit être de se tourner vers les plantes qui aideront l’organisme à gérer, sans paniquer, son taux de glycémie. Il ne s’agit pas là d’un simple traitement d’appoint mais d’une véritable alternative thérapeutique aux sulfamides et autres biguanides (antidiabétiques) habituellement prescrits.

L’ail et l’oignon, bien sûr… mais aussi la myrtille

Il existe de nombreuses plantes dites «antidiabétiques» : celles qui ont pour propriété d’aider l’organisme à gérer les pics ou les chutes de glycémie sans pour autant mobiliser systématiquement le pancréas. Les deux plus connues sont sans aucun doute l’ail et l’oignon. En consommer sous forme alimentaire est la forme la plus simple et la plus logique qui soit. Une autre plante fort appréciée en phytothérapie est la myrtille. En effet, on trouve dans la feuille de myrtille une intéressante proportion de chrome. Cet oligoélément est indispensable dans les chaînes enzymatiques du pancréas et sa carence peut favoriser, compliquer ou accélérer une fragilité du pancréas. La myrtille possède d’autres éléments moléculaires qui agissent en synergie avec le chrome. Elle agit sur l’intestin et le système circulatoire, possède des actions antiseptiques et fortifiantes. On cite souvent des plantes riches d’une molécule appelée inuline et qu’il ne faut pas confondre avec l’insuline. Ce sont par exemple la bardane ou l’aunée. On a longtemps cru que cette molécule était plus digeste que les autres formes de fibres. On s’aperçoit aujourd’hui qu’elle est dégradée dans l’organisme par la flore intestinale et que cette dernière intervient de façon indirecte dans l’activité digestive en général et du pancréas entre autres. A Natura Mundi, nous proposons la «tisane assimilation» qui contient de la racine de bardane qui aide à maintenir un taux de glucose sanguin dans des valeurs normales. Riche en myrtille justement, elle contient également de l’aunée, de l’aigremoine, du cassis, du noyer, du houblon, de la verge d’or et de la verveine odorante. Ce complexe, pris régulièrement, se complète très bien avec des gélules de chrysanthellum, de bardane ou de gymnéma…

Le Gymnéma sylvestris, pour pallier les envies de sucre

Une autre plante passionnante, le gymnéma (Gymnéma sylvestris) a fait l’objet de nombreuses recherches ces dernières années. On a identifié dans les feuilles de cette plante originaire d’Inde des saponines (acides gymnémiques) responsables en partie de ses propriétés étonnantes. En effet, en médecine populaire indienne, on utilise le gymnéma pour faire face aux envies irrépressibles de sucre. On s’est aperçu ensuite que cette plante soignait le diabète, surtout dans les premières phases de la maladie, à l’âge de la maturité ou de la vieillesse. Ce sont des cures répétées qui font son effet et on a découvert, il y a quelques années, qu’il agissait sur l’activité pancréatique. Chez le rat, on a prouvé qu’il pouvait régénérer les Ilots de Langerhans et donc guérir chez cet animal un diabète déclaré. Chez l’homme, alors que la tradition indienne abonde de témoignages en ce sens, et alors que son nom Hindi, « gurmar », se traduit par «principe anti-sucre», aucune étude n’a tenté de conclure que la régénération des Ilots de Langerhans est aussi possible chez l’être humain. Cependant, dans deux études cliniques, réalisées en Inde et au Japon, des patients diabétiques manifestèrent un besoin moins important en insuline grâce à cette plante. Le gymnéma est souvent prescrit pour des régimes amincissants. Il possède en effet la faculté de perturber la perception sucrée au point de dégoûter un grand amateur de petits gâteaux de son dessert favori pour plusieurs heures. De là à y voir une méthode amincissante, il n’y a qu’un pas… De nombreuses observations personnelles m’ont fait conclure que ce sont d’abord des troubles généraux du système digestif ou des situations de stress qui induisent cette terrible maladie. Et que les traitements préventifs par l’alimentation, par la prise d’oligo-éléments et de vitamines naturelles sont des bases essentielles pour améliorer en premier lieu le terrain. La prévention ! On ne cesse de le dire et on ne le répètera jamais assez…

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