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Circulation sanguine: évitez les bouchons !

Notre corps est parcouru par un réseau complexe de 200 000 kilomètres d’artères, de capillaires et de veines grâce auquel le sang nourrit, oxygène et abreuve ses plus petits recoins. Pour assurer la diffusion du sang, l’organisme dispose de toute une série de mécanismes et de processus biologiques chargés d’accompagner le rythme de la pompe cardiaque ou d’entretenir et de réparer le réseau.

Le sang est considéré comme le symbole de la vie, de l’épreuve, de la santé ou de la force. Le sang frappe l’imagination : on panique lorsque l’on en perd quelques centilitres, on détourne les yeux lorsqu’on en prélève quelques gouttes, mais on n’hésite pas à en donner un litre pour sauver la vie de quelqu’un. Dans notre perception inconsciente, il a une importance majeure, mais pourtant, au regard de la médecine officielle, il n’est qu’un vecteur. Un vecteur essentiel puisqu’il transporte et distribue dans le corps les nutriments, les gaz servant à la respiration, les hormones, les éléments du système immunitaire. C’est aussi lui qui récupère et draine les toxines et les déchets du métabolisme. Mais il reste un simple moyen de transport (que l’on peut d’ailleurs échanger en totalité si nécessaire). En revanche, pour les biologistes, le sang est un organe à part entière comme le foie, les reins ou les poumons. Même s’il est liquide, et même s’il semble dilué dans tout le corps.

 

Le sang : un organe nourricier

Ciculation sanguine fluideUn organe nourricier, voici la définition qui semble le mieux convenir à ce liquide. Il parcourt le corps jusqu’à ses plus petites extrémités grâce à un réseau extraordinairement ramifié où l’on trouve à la fois des capillaires minuscules et de gros vaisseaux. Particulièrement stable dans sa composition, et peu sujet aux pathologies, le sang est néanmoins tributaire de l’état des artères et des veines : si elles sont altérées, c’est tout l’organisme qui risque d’en pâtir. Dans ce domaine, la phytothérapie est un merveilleux outil capable de maintenir la circulation aller et retour du sang afin qu’il remplisse au mieux son rôle d’organe nourricier.

 

La tension liée au système nerveux central

C’est grâce au cœur et à la pression artérielle que le sang peut être propulsé. Dans les artères, ce mouvement est complété par la contraction des fibres musculaires présentes à l’intérieur des membranes musculaires. La circulation artérielle est donc, principalement sous le contrôle du système nerveux autonome. En conséquence, les plantes qui réguleront le mieux la tension artérielle seront celles qui agiront essentiellement sur le système nerveux autonome.

 

Le retour veineux

Au niveau veineux, en revanche, le mécanisme est différent : si des artères aux capillaires, la pression artérielle va diminuant, après cette étape, des capillaires aux veinules, puis aux veines, cette pression est extrêmement faible. Pour les veines se situant au-dessus du cœur, la pesanteur assurera le retour veineux, mais pour celles situées en-dessous, notamment au niveau des jambes, il faudra lutter contre la gravité. C’est ainsi que le sang tend à s’accumuler dans les veines. Les parois de ces dernières sont plus extensibles : au point qu’environ 80% du volume sanguin se trouve dans les veines. Les veines sont d’ailleurs appelées pour cela « vaisseaux de capacité ». Le retour veineux est possible par le travail de contraction des veines d’une part, et par l’aide apportée par les mouvements des muscles qui se trouvent dans la même région tissulaire d’autre part. Enfin, il existe dans les veines des valves qui empêchent le sang de revenir en arrière. C’est ce qui explique que la station debout et immobile est difficile à supporter en raison de l’accumulation du sang dans la partie basse du corps : c’est un trouble chronique chez les personnes sédentaires. Alors, afin d’éviter à terme varices, jambes lourdes ou hémorroïdes, le premier des remèdes sera de veiller à une activité musculaire minimale et quotidienne. Qu’elle soit sous forme de sport, de gymnastique ou simplement de marche à pied, elle est indispensable.

 

Les hémorroïdessolution pour hemorroides

On ne peut pas parler de la circulation du sang sans aborder le problème des hémorroïdes. Voilà un sujet souvent tabou. Ce sont des maux pourtant fréquents et récurrents dans nos sociétés. Ils polluent fortement la vie de celui qui en souffre. On oublie que le problème local des hémorroïdes, bien que de nature circulatoire, a très souvent une cause hépatique. Le sang venant de l’intestin est principalement aiguillé vers le foie, mais il peut passer par la veine hémorroïdaire. Si la voie hépatique est encombrée, la pression augmente en aval : il se produit alors une décompensation de cette pression sur la veine hémorroïdaire. Pour peu qu’elle soit fragile, c’est l’apparition d’hémorroïdes ! Les hémorroïdes peuvent être accidentelles, auquel cas cela relève du médecin. Mais si elles sont de type fonctionnel le problème peut être très facilement corrigé grâce à des solutions naturelles.

Les bouffées de chaleur liées à la ménopause

 

Bouffées de chaleur

Il existe un autre cas particulier lié à la circulation sanguine : les bouffées de chaleur. C’est un trouble physiologique de l’arrivée de la ménopause très classique. La réponse à cette problématique doit être multi-facette . Prendre le problème dans sa globalité est indispensable ! Pour solutionner ce problème, il faut d’abord agir au niveau hormonal et au niveau du système nerveux. Ce n’est que par la suite qu’on agira sur la fluidité du sang.
Évidemment, il est primordial d’alléger son alimentation notamment le soir. Comme ce devrait être le cas devant tout problème circulatoire, il faut aussi penser a beaucoup boire, ainsi qu’éviter toute sédentarité excessive.

 

 

Notre conseil pour une circulation sanguine fluide et régulière : buvez !

L’eau dans l’organisme est distribuée dans les cellules et à l’extérieur de celles-ci. Or à l’extérieur des cellules, la quantité d’eau détermine la pression artérielle : si l’eau vient à manquer, par réaction, la pression sanguine va augmenter. Ce phénomène entraîne par l’intermédiaire des barorécepteurs un signal d’alerte. Celui-ci remonte à l’hypothalamus et déclenche alors la sensation de soif. D’où l’importance de penser à boire ! Souvent par manque de temps, nous n’écoutons pas les messages de notre corps. Les barorécepteurs fonctionnent, l’hypothalamus fait son travail mais nous n’entendons plus son message et nous vivons avec… Ce faisant, nous vivons avec des problèmes circulatoires qui se chronicisent. Alors n’oubliez pas votre bouteille ou votre thermos de tisane ! Et si ce problème vous handicape, pensez à consulter un naturopathe. Il y a pléthores de solutions naturelles dont les plantes ou les antioxydants pour retrouver une circulation fluide et légère.

 

Vous souhaitez approfondir le sujet ? N’hésitez pas à lire notre article sur l’hypertension artérielle.

Nous vous conseillons par ailleurs, l’ouvrage de Christian Brun intitulé L’hypertension artérielle – stratégies naturopathiques.

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